Documentaire : Profession femme de ménage
Le 28 février, France 3 diffusait un documentaire de François Chilowicz : "Profession femme de ménage", un portrait métier à travers le parcours de cinq femmes.
Sur les cinq personnes interviewées, une seule avait fait le choix d’exercer le métier de femme de ménage. Les autres sont les malheureuses victimes d’histoires douloureuses. Leurs sorts se ressemblent. Mariées jeunes, mères de famille sans ressource, abandonnées par leurs maris, ces femmes ont tenté de subsister. Certaines expliquent que leur mariage était forcé, d’autres qu’elles étaient battues. Devenir femme de ménage était leur seule alternative.
Un documentaire réducteur sur la profession de femme de ménage ?
Le documentaire de Chilowics a le mérite de mettre en lumière des femmes souvent discrètes et un quotidien de travail difficile. Elles vivent leur profession de femme de ménage comme une condamnation et hésitent à en parler. C’est d’ailleurs le principal propos du réalisateur dans sa note d’intention : "La plupart des femmes que nous avons contactées ont honte de leur travail et ne veulent pas que cela se sache".
Cependant, ce documentaire semble réducteur sur le métier de femme de ménage. À l’heure où les métiers des services à la personne sont plus que jamais indispensables et où ce travail connaît une requalification, ce documentaire semble suranné.
Le métier de femme de ménage : une image inappropriée
Le métier de femme de ménage a beaucoup évolué ces dernières années. Une femme qui a pratiqué ce métier au noir depuis plusieurs décennies aura probablement connu des conditions de travail difficiles, comme le montre le documentaire. Cependant, aujourd’hui, il est requalifié, notamment grâce aux sociétés prestataires de femme de ménage. Par ailleurs, comme tout autre métier des services à la personne, il prend de plus en plus d’importance dans une société en évolution constante. La demande en femme de ménage devrait s’accroître dans les prochaines années. Or, la persistance d’une image dégradée de la profession constitue un frein à la reconnaissance de la valeur de ce travail. Aussi, est-il grand temps de valoriser ce métier d’avenir, destiné à une forte croissance.
